Mardi 20 décembre 2005
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04:26
Enfin!
Vous l'attendiez tous avec impatience, enfin une nouvelle note, et pas des moindres...
En effet, je vais ici vous conter la vie d'un moai...
Mais avant tout, quelques petites définitions:
(les termes pascuans ne s'accordent pas : un moai, des moai, un pukao, des pukao....)
Moai : un moai, est une statue, mais si, vous savez bien, ces grands trucs qu'on trouve sur l'île de Pâques...
Ahu : un ahu est une plate-forme sur lesquels les moai se retrouvaient pour faire des fêtes entre eux.
Pukao : le pukao est la coiffe du moai, il paraît que c'est un chignon, mais si vous voulez mon avis, le chignon est pas ce qu'il y a de plus sexy pour faire des grandes fêtes entre potes, menfin bon, les coutumes des moai sont assez bizarres...
Tuf : le tuf est le nom de cette roche à partir de laquelle sont fait les moai (tuf gris) et leur pukao (tuf rouge) (cette définition n'est là que pour une bonne compréhension d'une vanne qui viendra dans cette note ou dans une autre)
L'histoire commence ici, sur les pentes du volcan Rano Raraku
Notre ami moai se réveille, baille, et commence sa descente pour aller rejoindre ses potes
(imaginez qu'il reste 15 m de corps sous ce cou)
(bon là j'exagère déjà un peu, vu que ces moai là ne sont pas vraiment en train de descendre, mais plutôt abandonnés par leur parents)
Malheureusement, pour les moai comme pour les bébés tortues essayant de rejoindre l'océan, le chemin est plein d'embûches, et à l'image de celui ci,
deux tiers des moai n'atteindront jamais leur destination... avouez que c'est triste....
Pendant ce temps, à Puna Pau, à l'autre bout de l'île, on prépare des jolis pukao pour les moai, dans une carrière de tuf rouge, parce que rouge c'est vachement mieux pour bien le faire resortir sur une tête grise... (vachement plus dur de le faire resortir sur une photo par contre)
Les moai les plus chanceux arrivent donc à bon port, sur l'ahu qui les attendait, et là, c'est noël : on leur offre de beaux yeux de corail avec une pupille d'obsidienne (roche volcanique noire et brillante) ou de tuf rouge, et on les coiffe de superbes chapeaux/chignons de toute beeeauuuté.
(bon alors c'est vrai que vu comme ça, il a pas l'air très beau notre moai de l'ahu Ko te Riku, mais ces yeux sont des faux vite fait pour le bon plaisir d'un photographe... en fait pour les 600 et quelques moai de l'île, on a trouvé un seul oeil, même pas entier...)
Et la fête commence, le moai a retrouvé ses potes sur son ahu, ils sont bien partis pour s'éclater quelques siècles, tout en surveillant d'un oeil les village devant lesquels ils se trouvent...
Ici, la fête bat son plein sur l'ahu Tongariki (le plus grand de l'île, avec 15 moai debout)
(On remarque que certains on laissé leur pukao à l'entrée, parce que c'est vrai que ça tient chaud un chignon de 2m sur la tête....)
Lui était trop cassé, on l'a pas laissé entrer, du coup il dort sur le perron.
D'autres ont choisi d'aller faire la fête à la plage Anakena, et ont revêtu pour l'occasion leur plus beaux strings gravés
Mais les fêtes ont toutes tendance à finir grosso modo de la même façon, comme ici à l'ahu Hanga Te'e
ici à l'ahu Vinapu
Ah ça, on peut dire qu'ils ont pas l'air en forme hein!
Tellement morts que même les humains se sont dit que ce serait pas mal de ranger leur propres morts en dessous...
Et c'est ainsi que s'achève la longue vie d'un moai... franchement, ils méritaient autre chose que recouvrir des cadavres en putréfaction....
Bon certains scientifiques vous diraient que cette histoire pascuane est complètement farfelues, et qu'en fait les moai étaient des représentations des ancêtres de chaque clans, ancêtres à qui les pascuans vouaient un culte assez énorme (vous allez me dire "pour aller tailler des statues de 1, 3, 5, 9, 11, ou 20 mètres, et ensuite déplacer leur dizaines de tonnes sur une ou deux dizaines de kilomètres, il fallait bien que le culte soit énorme", vous aurez raison).
Ces scientifiques vous diraient qu'à force de faire du moai partout et de couper tous les arbres pour les transporter, ils ont complètement déboisé l'île ce qui a conduit, vers le 16e siècle, à la déchéance de leur civilisation et à une guerre de clans et que chaque clan a descendu les ancêtre des clans adverses pour finalement changer de culte, parce que bon pousser des statues de 80 tonnes au bout d'un moment ça saoule...
Ces scientifiques auront peut être des indices plus probants que ceux que j'ai pu récolter pour cette histoire de surboom entre géants de pierre, mais c'est le truc fun avec Rapa Nui, c'est qu'on ne sait rien!
On ne sait pas déchiffrer leur écriture, on ne peut presque rien dater, et donc, le mystère reste complètement mystérieux.
Vous voulez quoi pour la suite???
Vous l'attendiez tous avec impatience, enfin une nouvelle note, et pas des moindres...
En effet, je vais ici vous conter la vie d'un moai...
Mais avant tout, quelques petites définitions:
(les termes pascuans ne s'accordent pas : un moai, des moai, un pukao, des pukao....)
Moai : un moai, est une statue, mais si, vous savez bien, ces grands trucs qu'on trouve sur l'île de Pâques...
Ahu : un ahu est une plate-forme sur lesquels les moai se retrouvaient pour faire des fêtes entre eux.
Pukao : le pukao est la coiffe du moai, il paraît que c'est un chignon, mais si vous voulez mon avis, le chignon est pas ce qu'il y a de plus sexy pour faire des grandes fêtes entre potes, menfin bon, les coutumes des moai sont assez bizarres...
Tuf : le tuf est le nom de cette roche à partir de laquelle sont fait les moai (tuf gris) et leur pukao (tuf rouge) (cette définition n'est là que pour une bonne compréhension d'une vanne qui viendra dans cette note ou dans une autre)
L'histoire commence ici, sur les pentes du volcan Rano Raraku
Notre ami moai se réveille, baille, et commence sa descente pour aller rejoindre ses potes
(imaginez qu'il reste 15 m de corps sous ce cou)
(bon là j'exagère déjà un peu, vu que ces moai là ne sont pas vraiment en train de descendre, mais plutôt abandonnés par leur parents)
Malheureusement, pour les moai comme pour les bébés tortues essayant de rejoindre l'océan, le chemin est plein d'embûches, et à l'image de celui ci,
deux tiers des moai n'atteindront jamais leur destination... avouez que c'est triste....
Pendant ce temps, à Puna Pau, à l'autre bout de l'île, on prépare des jolis pukao pour les moai, dans une carrière de tuf rouge, parce que rouge c'est vachement mieux pour bien le faire resortir sur une tête grise... (vachement plus dur de le faire resortir sur une photo par contre)
Les moai les plus chanceux arrivent donc à bon port, sur l'ahu qui les attendait, et là, c'est noël : on leur offre de beaux yeux de corail avec une pupille d'obsidienne (roche volcanique noire et brillante) ou de tuf rouge, et on les coiffe de superbes chapeaux/chignons de toute beeeauuuté.
(bon alors c'est vrai que vu comme ça, il a pas l'air très beau notre moai de l'ahu Ko te Riku, mais ces yeux sont des faux vite fait pour le bon plaisir d'un photographe... en fait pour les 600 et quelques moai de l'île, on a trouvé un seul oeil, même pas entier...)
Et la fête commence, le moai a retrouvé ses potes sur son ahu, ils sont bien partis pour s'éclater quelques siècles, tout en surveillant d'un oeil les village devant lesquels ils se trouvent...
Ici, la fête bat son plein sur l'ahu Tongariki (le plus grand de l'île, avec 15 moai debout)
(On remarque que certains on laissé leur pukao à l'entrée, parce que c'est vrai que ça tient chaud un chignon de 2m sur la tête....)
Lui était trop cassé, on l'a pas laissé entrer, du coup il dort sur le perron.
D'autres ont choisi d'aller faire la fête à la plage Anakena, et ont revêtu pour l'occasion leur plus beaux strings gravés
Mais les fêtes ont toutes tendance à finir grosso modo de la même façon, comme ici à l'ahu Hanga Te'e
ici à l'ahu Vinapu
Ah ça, on peut dire qu'ils ont pas l'air en forme hein!
Tellement morts que même les humains se sont dit que ce serait pas mal de ranger leur propres morts en dessous...
Et c'est ainsi que s'achève la longue vie d'un moai... franchement, ils méritaient autre chose que recouvrir des cadavres en putréfaction....
Bon certains scientifiques vous diraient que cette histoire pascuane est complètement farfelues, et qu'en fait les moai étaient des représentations des ancêtres de chaque clans, ancêtres à qui les pascuans vouaient un culte assez énorme (vous allez me dire "pour aller tailler des statues de 1, 3, 5, 9, 11, ou 20 mètres, et ensuite déplacer leur dizaines de tonnes sur une ou deux dizaines de kilomètres, il fallait bien que le culte soit énorme", vous aurez raison).
Ces scientifiques vous diraient qu'à force de faire du moai partout et de couper tous les arbres pour les transporter, ils ont complètement déboisé l'île ce qui a conduit, vers le 16e siècle, à la déchéance de leur civilisation et à une guerre de clans et que chaque clan a descendu les ancêtre des clans adverses pour finalement changer de culte, parce que bon pousser des statues de 80 tonnes au bout d'un moment ça saoule...
Ces scientifiques auront peut être des indices plus probants que ceux que j'ai pu récolter pour cette histoire de surboom entre géants de pierre, mais c'est le truc fun avec Rapa Nui, c'est qu'on ne sait rien!
On ne sait pas déchiffrer leur écriture, on ne peut presque rien dater, et donc, le mystère reste complètement mystérieux.
Vous voulez quoi pour la suite???